Le miel et ses bienfaits

Voici un article sur le miel que j’ai rédigé cet été, pour le Comptoir de l’e-cusson. Épicerie en ligne qui livre à domicile sur le secteur de Montpellier ! https://lecomptoirdelecusson.com/

DE L’ABEILLE AU MIEL 

Elles se distinguent des guêpes (qui ont la taille fine) et des bourdons (qui eux sont plus ronds et gros). Il existe différentes abeilles : Les abeilles domestiques (comme l’abeille européenne, Apis mellifera par exemple), dite « sociales ».  La plupart sont des abeilles « à miel ».
Les abeilles solitaires dites « sauvages » ont, quant à elles, un important rôle dans la pollinisation.

Chaque abeille de la ruche fait partie d’une classe ouvrière et a sa propre mission !

La butineuse vole de fleurs en fleurs à la recherche de nourriture et « butine ».
Elle récolte le nectar (des fleurs) ou le miellat (des arbres), mais également le pollen et la propolis.
Le nectar est un suc sécrété par le nectaire des plantes. Le nectaire est une glande de l’organe floral. Autrement dit, c’est une solution sucrée, matière première du miel.
Le miellat, quant à lui, provient de la sève de l’arbre. La sève de l’arbre est extraite par des insectes tels que des pucerons ou cochenilles, qui la rejettent ensuite sous forme de gouttelettes sur les feuilles. Ainsi, les abeilles viennent se poser sur la feuille et récoltent ce liquide nommé miellat.

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Comment les abeilles fabriquent-elles le miel ?

Les abeilles ont 6 pattes, les petites de devant servent à nettoyer les antennes. La deuxième paire de pattes récupère le pollen sur les premières et le transmet aux dernières pattes pour les stocker. L’abeille butineuse n’a que 20 jours et elle connaît déjà sa spécialité !
Elle aspire le nectar via sa langue pour le stocker dans le jabot, une sorte « d’estomac à miel »… La faible capacité de stockage impose à l’abeille quelques 17 000 trajets jusqu’à la ruche, soit 7 000 heures de travail pour produire 500 grammes de miel ! En plus du rôle de réservoir, le jabot libère également des enzymes qui induisent une réaction chimique du nectar ou miellat. Cette réaction chimique s’appelle l’hydrolyse : le saccharose se transforme en glucides et en fructose, c’est à dire en miel !

La butineuse, de retour à la ruche, régurgite le nectar dans le jabot de l’abeille receveuse, ce que l’on appelle « le jabot à jabot », ce qui permet de poursuivre la transformation en miel, puis la receveuse étale le miel dans la ruche et sur les alvéoles avec sa langue.

Les abeilles ventileuses, elles, se chargent de ventiler l’air de la ruche et de maintenir une température à 38°C. Cette étape est indispensable à la fabrication du miel car elles vont venir déshydrater le « miel ». La teneur en eau sera alors inférieure à 18%. Ainsi, il n’y a plus de risque de fermentation. Pour finir en beauté, les abeilles ferment les alvéoles avec la cire qu’elles ont produite, tel un opercule, afin d’éviter que le miel fermente. Cette récolte permet de nourrir les abeilles de la ruche et de faire des provisions pour l’hiver. 

LA RÉCOLTE DU MIEL PAR LES APICULTEURS

Il s’agit du prélèvement du surplus de miel accumulé dans la ruche. L’apiculteur récupère les cadres de la hausse (partie supérieure de la ruche) et les amène à la miellerie. Cette étape se fait lorsque 80% des cadres sont recouverts de cire d’abeilles.

Voici les étapes passionnantes d’un apiculteur :

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Toutes les étapes d’extraction du miel sont faites à froid afin de conserver les qualités gustatives et les bienfaits du miel des abeilles. 

 Attention ! Il est important de bien choisir son miel ! Vérifiez sur l’étiquette qu’il soit mentionné « obtenu par centrifugation mécanique » ou « extraction à froid ». Évitez tous les miels chauffés avec du sucre ajouté. Il est également important de savoir où sont les ruches. Si elles sont placées à côté de grands axes routiers, près d’une usine, ou de cultures non biologiques, il y a une forte chance que le miel soit pollué avec certains pesticides et particules chimiques. Privilégiez donc les petits producteurs locaux, dans les montages ou les endroits reculés.

LES DIFFÉRENTS TYPES DE MIEL :

– LES MIELS MONOFLORAUX : un seul type de fleurs : acacia, romarin, lavande, châtaigner, cerisier, bourdaine, bruyère…

– LES MIELS POLYFLORAUX : toutes fleurs, de haute montagne, de forêt, de garrigue…

– LES MIELS EXOTIQUES ET RARES : miel de menthe, bourrache, amandier, pommier, dattes, soja, carottes…

Suivant le type miel (de fleurs), la période de récolte, le terroir et la manière de les préparer… la couleur du miel, sa viscosité, sa texture, sa saveur bien sûr et sa cristallisation peuvent changer. 

Chaque apiculteur travaille son miel à sa façon, de même pour la récolte. En général, l’apiculteur récolte le miel à la fin de la floraison. Donc tout dépend de la fleur ! Le romarin, par exemple, peut avoir deux floraisons, en novembre et en mars- avril. Les fleurs d’acacia, elles, fleurissent juste au printemps… Plus précisément, les apiculteurs décident du moment idéal de la récolte en observant le miel dans les ruches : le miel est dit « mûr » lorsqu’il a subi toutes les transformations nécessaires au sein de la ruche pour contenir 18% d’eau, et que 80% des cadres de la ruche soient operculés, c’est-à-dire recouverts de cire.

LE MIEL D’ACACIA : On le retrouve partout en France, certaines régions y sont plus propices comme : l’Est, le Bassin Parisien, le Centre, l’Aquitaine et les Pyrénées. C’est au printemps que l’acacia blanchit comme neige… La couleur de son miel est limpide, très claire et liquide. Il a une saveur très douce de la fleur. Le miel monofloral est le plus vendu en France. C’est un très bon régulateur intestinal.

LE MIEL DE CHÂTAIGNIER : C’est au mois de juin/juillet que le châtaignier fleurit. On le récolte dans les Cévennes, dans le Massif central, dans les Pyrénées mais aussi en Bretagne et en Corse. Le miel de châtaignier reste liquide très longtemps. Dès que la cristallisation commence, elle peut s’avérer importante. Il est de couleur ambré avec une forte odeur boisée, parfois avec un arrière-goût d’amertume, c’est un miel corsé. Il est réputé pour ses capacités à cicatriser, mais également à favoriser une bonne circulation sanguine. Il est riche en oligo-éléments comme le potassium, le magnésium et le manganèse.

LE MIEL DE ROMARIN : « le miel de Narbonne » il a une couleur très claire presque blanche, un peu granuleux et un goût délicat qui reste en bouche. On le récolte dans le Languedoc-Roussillon, notamment dans les Corbières et dans le massif de la Clape. La floraison du romarin commence en hiver jusqu’à la venue du printemps. Il peut avoir un petit goût balsamique. Il est reconnu comme stimulant hépatique et digestif, riche en oligoéléments.

LE MIEL DE GARRIGUE : Il est très aromatique, avec un mélange de nombreuses plantes typiques du sud de la France, en région méditerranéenne : la lavande, le thym, le romarin, la sarriette, le trèfle blanc et l’asphodèle. Pour la plupart, la  floraison apparaît en fin d’hiver début de printemps avant que le soleil ne grille toute la végétation. La couleur de ce miel est plus foncé que celle du romarin, un peu ambré. Avec la cristallisation, le miel jaunit.

LE MIEL DE POMMIER : Ce miel est assez rare malgré que l’arbre lui, ne l’est pas. Il est très subtil et sa cristallisation est fine. On le retrouve souvent dans les miels de printemps.

LA CRISTALLISATION DU MIEL :
C’est un phénomène naturel pouvant prendre quelques jours à quelques heures ; tout dépend de sa composition. Plus le miel a une teneur de fructose élevée, plus le miel sera liquide longtemps, comme celui de l’acacia. Plus la teneur en glucose est élevée, plus le miel cristallisera vite, le miel de châtaigner par exemple. L’origine florale joue également un rôle sur la cristallisation : elle peut être fine ou épaisse, voire même visqueuse.

Certaines mielleries travaillent leur miel de façon à le rendre plus onctueux : après la récolte, ils le placent en chambre froide jusqu’à ce que la cristallisation se fasse. Ils remettent ensuite le miel à température de la ruche et vont venir le brasser dans un mixeur géant, 5 à 10 minutes afin de casser tous les cristaux. Parfois, ils ont recours à l’ensemencement d’un miel, c’est-à-dire qu’ils ajoutent un peu de miel à cristallisation fine dans le miel à gros cristaux et de le mélangent toujours à froid.

VALEURS NUTRITIONNELLES :

On le sait, le miel est un produit très énergétique. Il fait partie des produits sucrés et, même si c’est un aliment sain avec de nombreuses qualités nutritionnelles, il est important de le consommer avec modération.

Sa composition est au trois quarts composée de glucides : fructose, saccharose et glucose. Pour 100g de miel, on obtient 327 calories, 81g de glucides dont 80g de sucres. Il ne contient ni fibres, ni lipides, ni protéines.

En revanche, on y retrouve 18ml d’eau et quelques vitamines et minéraux : potassium 70mg, calcium 8mg, phosphore 5,5mg, magnésium 4,26mg. Des oligo-éléments comme : du fer, du cuivre, du zinc. Concernant les vitamines, ce sont des quantités très faibles: 1mg de vitamine C, 0,1mg de B3 et 2 microgrammes pour la B9. 

LE MIEL CHEZ LES SPORTIFS :

On recommande souvent aux sportifs de consommer du miel pour des raisons simples et évidentes : il apporte une source d’énergie importante et, c’est un produit non transformé/chimique ou industriel. L’atout principal pour le sportif, c’est que le miel est très digeste, il ne va pas impacter l’énergie de l’organisme du sportif. On peut donc le consommer pendant l’effort comme une boisson énergétique avec de l’eau. Il ne produit pas non plus de fermentation, un atout important pendant une performance physique.

D’après une étude menée en Amérique, les sportifs libéreraient une énergie plus importante après la consommation de miel et on observe une réelle amélioration sur les performances physiques en endurance.

Le miel est tout aussi recommandé après le sport, en récupération, afin de réapprovisionner le corps en glucides et minéraux. 

BIENFAITS :

Certains miels mono floraux ont des propriétés et vertus sur la santé. Dans un premier temps, le miel est connu pour soulager les maux de gorge. C’est un antiseptique, un anti-inflammatoire, mais aussi un antioxydant puissant. On l’utilise comme cicatrisant, sur une brûlure par exemple. Il a également des propriétés antibiotiques naturelles luttant contre les allergies mais aussi les infections et les problèmes cutanés. Il est d’ailleurs utilisé en milieu hospitalier comme « miel médical ». 

Le miel doit tous ses bienfaits aux différentes plantes/fleurs/arbres butinés par les abeilles. Tous les miels sont antiseptiques mais chaque miel a ses vertus et ses particularités.

DÉRIVÉS DU MIEL :

LE POLLEN : C’est une substance poussiéreuse nécessaire à la fertilisation des sols. L’abeille est indispensable à la nature ! Elle assure la reproduction des plantes en pratiquant la pollinisation. La pollinisation consiste à transférerune petite partie du pollen sur une autre fleur, assurant à celle-ci la fécondation.

On consomme le pollen déshydraté. c’est un produit antioxydant, stimulant les défenses immunitaires, en prévention des maladies hivernales. Pour 100g de pollen en poudre, déshydraté, il y a 350 calories, 7ml d’eau, 20g de protéines, 5g de lipides, 55g de glucides, 13g de fibres. Le pollen est donc riche en fibres et en protéines et ne contient pas de gluten. 

LA GELEE ROYALE : La gelée royale est destinée à la reine de la ruche, et parfois aux larves. Elle ressemble au miel. Sa consistance est gélatineuse.  
Elle a une action antifongique et antibactérienne. Sa teneur en énergie est faible, pour 100g de gelée royale, il y a 170 calories, 65ml d’eau, 15g de protéines, 5g de lipides, 15g de glucides.

LA PROPOLIS : C’est une résine recueillie par les abeilles. La propolis fortifie et assainie la ruche. On l’utilise sous différentes formes : bonbons, gouttes, sprays, grâce à ses bienfaits anesthésiquesanti-inflammatoiresanti- infectieux et cicatrisants. On la retrouve également dans le domaine de la cosmétique ou en quincaillerie pour les meubles.

LE SAVIEZ VOUS ?

Les abeilles domestiques sont choyées par nos apiculteurs. Par contre, ce sont les espèces sauvages qui sont menacées d’extinction. D’après un chercheur éco-toxicologue, plusieurs causes combinées causeraient la perte des abeilles sauvages, telles que l’utilisation de pesticides dans les cultures et jardins (causant des maladies aux abeilles) et l’appauvrissement de leurs ressources alimentaires (les abeilles ont besoin de biodiversité pour ne pas souffrir de carence alimentaire).

Ce qui est sûr c’est que sans abeilles, pas de confitures, pas de jus d’oranges, pas de miel… les abeilles sont responsables de 30% de notre alimentation via la pollinisation !
Les abeilles sont aussi responsables de près de 70% de l’agriculture, via la pollinisation également ! Certains agriculteurs, maraîchers achètent en l’occurrence des essaims d’abeilles aux apiculteurs pour améliorer leurs récoltes !

Il est donc important de prendre soin de nos abeilles, en évitant tous polluants et pesticides, soyons Bee Friendly !

On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel article, bon dimanche.

Emmie

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